Libre d’impératifs financiers et sensible aux limites biophysiques planétaires, Québec, ville résiliente propose une réflexion sur la soutenabilité des établissements humains à Québec. En redéfinissant le modèle d’occupation territoriale à partir des réseaux ferroviaires, le projet démontre qu'il est possible, voire nécessaire, de créer des milieux de vie résilients qui permettent un changement de paradigme : de l’automobile à la mobilité collective, de la consommation à la collaboration, du capitalisme au décroissantisme.
 

Pour ce faire, nous proposons une démarche visant à repenser radicalement nos investissements communs. Le modèle présenté est basé sur la régénération du vivant, la proximité des citoyen-nes, la reterritorialisation des savoirs, savoir-faire et savoir-être, la collectivisation des modes de production et de gouvernance, les transports actifs et collectifs (sur rails), l’entraide et la décroissance. Nous proposons de préparer le territoire à la montée des eaux, freiner l’étalement urbain, redéfinir le périmètre d’urbanisation, planifier le retrait de certains milieux humanisés et favoriser la régénération des écosystèmes. Sans ces efforts communs, nous léguons aux suivants une condition humaine fragilisée résultant d’un écroulement des conditions de subsistances du territoire.

Nous souhaitons alimenter une réflexion collective en présentant des hypothèses d’aménagements résilients capables d’évoluer grace à l’intelligence collective. Nous invitons les organismes et citoyen-nes de la ville de Québec à participer à la discussion afin d’accomplir une transition écologique, économique et sociale, qui répond aux impératifs de décroissance qu’imposent aujourd’hui les limites biophysiques planétaires. Investissons dès maintenant dans la construction d’un modèle basé sur la régénération du vivant, l’entraide et la résilience afin de faire face aux grandes transformations qui s’opèrent.

 

Le temps presse.

*Réalisé dans le cadre du projet de fin d'études de maîtrise en design urbain

par Charles Gosselin-Giguère et Simon Parent

supervisé par François Dufaux,

École d’Architecture, Université Laval, 2018

 © Gosselin-Giguère, Parent 2019-2020

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